SPECIFICITES MASCULINES

 

Aujourd’hui, les hommes sont de plus en plus nombreux à se préoccuper de leur apparence, et à s’intéresser à l’esthétique.

Très souvent ils souhaitent avoir l’air plus jeunes, plus dynamiques, plus en forme.

Ils désirent gommer les traces de fatigue qui s’installe progressivement sur le visage sans se préoccuper spécifiquement des rides.

Les hommes n’ont pas tout à fait les mêmes demandes que les femmes. De plus, leur peau n’est pas identique et leur morphologie non plus.

  • La forme des sourcils des hommes est plus rectiligne et plus basse sur l’arcade sourcilière.

Il faut  donc faire attention à bien respecter la forme masculine lorsqu’on injecte la toxine botulique. Une élévation trop importante des                 sourcils féminise le regard et n’est pas souhaitable.

  • La peau masculine est plus épaisse que la peau féminine et  la musculature est plus développée, la dose nécessaire de toxine botulique sera donc plus importante chez l’homme que chez la femme.
  • La bouche étant nettement moins tombante chez l’homme, la correction n’est pas nécessaire sauf pour ceux qui ont des lèvres très fines et souhaitent les ré ourler.
  • Les plis d’amertume sont nettement moins visibles et plus tardifs.

Les produits d’injection volumateurs sont donc mieux adaptés car ils vont créer une vraie charpente capable de rehausser les traits.

  • Les cernes et la vallée des larmes stigmates d’une vie stressée et fatiguante seront traités par les produits volumateurs (Acide hyaluronique, Sculptra..)
  • Quant aux sillons naso-géniens, sillons entre le nez et la bouche, ils seront traités avec la vallée des larmes.

 

Les gestes les plus pratiqués

L’épilation laser

La jeune génération demande une peau plus glabre que les hommes de plus de 45 ans.

  • Redessiner la barbe : depuis la mode de la barbe de 3 jours, les hommes demandent de gommer les poils qui remontent jusqu’aux pommettes et ceux du cou, le dessin doit être net.
  • Nettoyer les épaules et le dos mais aussi l’abdomen et fréquemment les mains.
  • De plus en plus les jeunes demandent une épilation de l’inter sourcil afin d’éclaircir le regard et de débroussailler la partie inférieure du sourcil.
  • Chez les hommes matures, la demande concerne les oreilles et le nez.

Le « botox »

La toxine botulique permet  la correction d’expressions désagréables, les marques d’anxiété ou de mécontentement du front et donne un regard vif.

Les cernes et poches malaires

Ils donnent l’air fatigué, sont dus à des modifications graisseuses et une hyperlaxité ligamentaire.

Les cernes creux seront comblés à l’acide hyaluronique ou par de la graisse.

Rehausser les traits

Les volumateurs sont plus appropriés aux hommes que les fillers de comblement simples.

En effet, la demande concerne plus une restructuration que l’atténuation de rides.

Ces volumateurs sont des acides hyaluroniques compacts ou des inducteurs tissulaires qui vont permettre de renforcer les tissus cutanés de la partie médiane et supérieure du visage.

Le piège à éviter est de féminiser le visage. Les zones d’injection doivent être bien ciblées.

 La couperose

Celle-ci a une connotation mauvaise pour l’image de marque car elle renvoie à l’alcoolisme, les hommes ne supportent pas de laisser quelques marques vasculaires sur le visage, ils veulent avoir une peau nette.

Autres demandes fréquentes

Les taches pigmentaires, les cicatrices d’acné, les taches sur les mains, le traitement de l’alopécie (perte des cheveux).

 

La demande cosmétique croit également.

Les patients utilisent volontier des produits cosmétiques (crême de jour, soin apaisant après rasage, gommage, crème nourrissante..)  . Les gammes spécifiques pour homme sont mal connues et le choix des principes actifs est difficile.

ANDROPAUSE OU DEFICIT ANDROGENIQUE LIE A L’AGE

Tout comme la ménopause chez la femme, le déficit hormonal touche la population masculine.

La transition n’est pas marquée de manière nette comme la cessation des menstruations chez la femme.
Chez l’homme, dès l’âge de 30 ans on peut observer une diminution du taux de testostérone. Cette diminution s’accentue avec l’âge pouvant atteindre une baisse de 50% chez les hommes de plus de 50 ans.

Toutefois, les signes cliniques sont insidieux et le diagnostic passe souvent inaperçu.

Les signes Cliniques

  • Fatigue, trouble du sommeil, défaut de concentration, d’attention, de mémoire.
  • Tendance dépressive ou irritabilité, anxiété, manque d’énergie
  • Baisse de la force et de l’endurance
  • Prise de poids surtout sur l’abdomen
  • Cheveux qui deviennent fragiles, pilosité qui se raréfie sur les jambes
  • Transpiration excessive, endormissement sur la digestion
  • Et surtout troubles érectiles, éjaculation retardée ou précoce, baisse de la libido.

Le diagnostic se fait par l’interrogatoire et le bilan sanguin.

Le traitement n’est prescrit qu’après mise en évidence du déficit et contrôle de la prostate.

La surveillance prostatique se pratique tous les 3 mois pendant la première année du traitement puis tous les ans.

Le traitement

La testostérone existe sous forme injectable ( en intramusculaire) ou sous forme de gel , ou encore de patch ou de comprimés.